Récupérer l’eau de pluie : un enjeu indispensable pour végétaliser nos villes

Par Paul Saraceno, fondateur d’Abri Toi
Publié le 30 octobre 2026

Illustration éditoriale : Récupérer l’eau de pluie : un enjeu indispensable pour végétaliser nos villes

Fotos associe ombrage, jardinières et récupération de l’eau de pluie.

En ville, les périodes de chaleur et le manque de pluie fragilisent les plantations au moment où elles ont le plus besoin d’eau. Planter ne suffit pas : il faut aussi réfléchir à la façon dont l’eau est dirigée, captée, stockée et rendue disponible pour les végétaux.

01 — Un été 2026 exceptionnellement chaud et sec

Selon Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud observé en France depuis le début des mesures en 1900, avec une température moyenne de 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale. La pluviométrie a été déficitaire de près de 40 %. En juillet, les précipitations ont été inférieures de 67 % à la normale. Ces données illustrent les difficultés rencontrées par les collectivités et les gestionnaires d’espaces : la végétation urbaine doit pouvoir faire face aux périodes sèches.

02 — Récupérer l’eau de pluie au plus près de sa chute

En milieu urbain, une partie de la pluie ruisselle sur les toitures et les surfaces imperméables, puis rejoint les caniveaux et les réseaux. Une approche complémentaire consiste à gérer l’eau à la source : la récupérer, la diriger vers les plantations et favoriser son infiltration à des endroits pertinents, comme les pieds d’arbres et les bosquets.

Une toiture peut être raccordée à un réservoir d’arrosage ou à une zone plantée. Dans une rue, une légère pente peut guider l’eau vers des fosses de plantation ou des noues. La conception doit tenir compte du site, de la nature des sols, des volumes d’eau et des éventuels trop-pleins. Cette logique rejoint les recommandations du ministère de la Transition écologique sur la réduction de l’imperméabilisation et la maîtrise du ruissellement au plus près du point de chute.

03 — Des aménagements qui dirigent l’eau vers les plantations

À Asnières-sur-Seine, rue Sœur-Valérie, la chaussée a été aménagée pour diriger les eaux pluviales vers des fosses plantées. À Montrevault-sur-Èvre, les eaux de ruissellement de la voirie sont dirigées vers des noues ; l’Hôtel de Ville y raccorde aussi ses eaux de toiture et un parking utilise un revêtement poreux. Ces exemples montrent que la gestion de l’eau peut s’intégrer aux rues, aux parkings et aux espaces plantés.

04 — Fotos : un ombrage végétalisé qui récupère l’eau de pluie

La gamme Fotos d’Abri Toi associe un espace d’ombrage à des jardinières intégrées et à un système de récupération d’eau de pluie par la toiture. L’eau collectée est dirigée vers un réservoir de 60 à 120 litres. Un dispositif de diffusion par capillarité la restitue progressivement aux racines des plantations.

Fotos propose une réponse complémentaire aux aménagements paysagers classiques : un dispositif déplaçable qui associe ombrage, végétalisation et récupération des eaux pluviales, dans les espaces où il n’est pas toujours possible de planter des arbres.

05 — La récupération des eaux pluviales, un levier parmi d’autres

Un réservoir de 60 à 120 litres ne remplace pas une stratégie globale de gestion de l’eau. Son autonomie dépend de la surface de toiture collectrice, des précipitations, de la fréquence d’arrosage et des besoins des végétaux. Il ne supprime pas non plus le besoin d’entretien et de suivi des plantations.

Capter la pluie lorsqu’elle tombe, la stocker puis la restituer progressivement constitue toutefois un levier concret pour intégrer la végétalisation aux espaces urbains. Avec Fotos, Abri Toi combine ombrage, plantations en bac et récupération de l’eau de pluie au sein d’un même aménagement.

Paul Saraceno

Fondateur d’Abri Toi. Il conçoit à Lyon des abris qui rafraîchissent les espaces publics.

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