La chaleur tue. Les chiffres ne mentent pas.
L’été 2003 restera une date gravée dans l’histoire sanitaire française. En deux semaines, la canicule a emporté près de 15 000 personnes. Parmi elles, une écrasante majorité avait plus de 75 ans. Beaucoup résidaient en EHPAD ou en établissements de santé.
Vingt ans plus tard, le constat est identique. La canicule de 2022 a provoqué plus de 2 800 décès en France selon Santé Publique France, concentrés là encore sur les populations les plus âgées et les plus vulnérables. Les projections climatiques sont sans appel : les épisodes de chaleur extrême vont se multiplier, s’intensifier et s’allonger dans les décennies à venir.
Face à ce constat, une question s’impose aux directeurs d’établissements, aux équipes soignantes et aux collectivités : les espaces extérieurs de nos établissements de santé offrent-ils vraiment l’ombrage et la fraîcheur nécessaires pour accueillir résidents et patients en période de forte chaleur ?
Dans la grande majorité des cas, la réponse est non.
Un résident en perte d’autonomie ne peut pas décider seul de rechercher l’ombrage : il est entièrement tributaire de son environnement.
EHPAD : quand vieillir rend le corps vulnérable à la chaleur
Le vieillissement altère profondément la capacité du corps à réguler sa température. Chez une personne âgée, plusieurs mécanismes sont défaillants simultanément :
- La sensation de soif diminue — un résident peut se déshydrater sans jamais ressentir le besoin de boire.
- La sudation est moins efficace — le corps dissipe plus difficilement la chaleur.
- La circulation sanguine périphérique est ralentie — la chaleur stagne dans les tissus.
- La polymédication est fréquente — diurétiques, antihypertenseurs, médicaments cardiaques interagissent avec la thermorégulation et amplifient les risques.
À cela s’ajoute un facteur aggravant souvent sous-estimé : la dépendance. Un résident en perte d’autonomie ne peut pas décider seul de rechercher l’ombrage et la fraîcheur, de s’hydrater, de changer de position. Il est tributaire d’une équipe soignante elle-même sous pression en période estivale.
Le résultat ? Les personnes de plus de 75 ans représentent systématiquement la grande majorité des victimes lors des vagues de chaleur. Selon Santé Publique France, lors de la canicule de 2019, le taux de surmortalité chez les 75 ans et plus a atteint +46% durant les pics de chaleur.
Les jardins et cours intérieures des EHPAD sont pensés comme des espaces de bien-être et de déambulation. Sans ombrage ni fraîcheur adaptés, ils deviennent en été des zones à risque que les soignants doivent interdire d’accès — privant les résidents d’un espace de vie essentiel à leur équilibre.
Hôpitaux psychiatriques : un risque aggravé par les traitements
La vulnérabilité à la chaleur ne concerne pas uniquement les personnes âgées. Dans les établissements psychiatriques, les patients font face à un danger supplémentaire directement lié à leurs traitements médicamenteux.
De nombreux psychotropes — antipsychotiques, antidépresseurs, stabilisateurs de l’humeur — ont des effets phototoxiques et perturbent la thermorégulation. Concrètement, ces molécules augmentent la sensibilité de la peau aux rayons UV, diminuent la capacité du corps à transpirer, et peuvent provoquer des coups de chaleur dans des conditions d’exposition qui seraient anodines pour une autre personne.
Pour ces patients, l’accès à un espace extérieur offrant ombrage et fraîcheur n’est pas un confort — c’est une condition de sécurité médicale. Sans protection adaptée, la sortie en extérieur devient contre-indiquée, au détriment de la qualité de vie et du suivi thérapeutique.
Des espaces extérieurs repensés pour garantir ombrage, fraîcheur et lien social en EHPAD
Garantir l’ombrage et la fraîcheur en EHPAD et dans les établissements de santé suppose de repenser les espaces extérieurs avec des solutions durables, efficaces et adaptées aux contraintes de ces environnements.
Chez Abri Toi, chaque structure est pensée pour s’intégrer dans l’espace existant, qu’il s’agisse d’une cour intérieure, d’un jardin ou d’une terrasse. Concrètement nous proposons des microstructures d’ombrages avec végétation et / ou pouvant accueillir de la brumisation. Mais au-delà du confort thermique, nous veillons également à créer de vrais espaces de vie favorisant le lien social entre les usagers d’un même lieu.

La brumisation : faire baisser la température ressentie jusqu’à 10°C
L’un des accessoires les plus efficaces pour renforcer l’ombrage et la fraîcheur dans les établissements de santé est la brumisation. Des buses haute pression diffusent un brouillard d’eau ultra-fin qui s’évapore immédiatement au contact de l’air chaud. Ce phénomène d’évaporation absorbe la chaleur ambiante et peut faire baisser la température ressentie de 5 à 10°C dans la zone protégée.
Pour un résident d’EHPAD ou un patient psychiatrique, cette différence est considérable. Elle permet de prolonger les sorties extérieures même lors des pics de chaleur, dans des conditions sûres et agréables.
La végétation intégrée : ombrage vivant et bien-être thérapeutique
Nos structures peuvent accueillir des systèmes de végétalisation — plantes grimpantes, toitures végétales légères — qui renforcent l’ombrage et la fraîcheur tout en apportant une dimension sensorielle et thérapeutique prouvée. En milieu psychiatrique ou gériatrique, le contact avec la nature est reconnu comme un facteur de bien-être et d’apaisement.
L’ombrage et la fraîcheur en EHPAD ne sont plus une option
Les étés qui viennent seront plus chauds. Les résidents d’EHPAD seront plus nombreux. Les patients psychiatriques continueront de prendre des traitements photosensibilisants. Et les espaces extérieurs des établissements de santé continueront d’être, pour beaucoup d’entre eux, un espace de vie essentiel.
Garantir l’ombrage et la fraîcheur dans les établissements de santé, c’est protéger les plus vulnérables. Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement en sécurité, en qualité de soin et en responsabilité.
Abri Toi accompagne les établissements de santé dans cette démarche. Contactez-nous pour échanger sur votre projet : saracenop@abritoi.com
SOURCES
Santé Publique France — Bulletin de santé public été 2022
Ministère de la santé – Impact sanitaire de la vague de chaleur d’août 2003 – 45-46/2003


